Le petit cadenas du navigateur n’est plus un luxe : sans HTTPS, votre site est signalé comme non sécurisé. Le passage est simple à condition de suivre l’ordre des étapes, car pour Google chaque adresse change.
Publié le 30 octobre 2026
HTTPS est la version chiffrée de HTTP : ce que le visiteur envoie (un formulaire de contact, un mot de passe) et ce qu’il reçoit ne peut pas être lu ou modifié en chemin. Le cadenas du navigateur indique en plus que le site est bien celui qu’il prétend être. Aujourd’hui, un site d’entreprise sans HTTPS fait mauvaise impression, et les navigateurs avertissent les visiteurs quand une page n’est pas sécurisée.
Trois raisons concrètes :
Pour passer en HTTPS, votre site a besoin d’un certificat, délivré par une autorité de certification. Il prouve que le nom de domaine vous appartient.
Bonne nouvelle : il peut être gratuit. L’autorité Let’s Encrypt, organisme à but non lucratif, ne facture pas ses certificats. Ses certificats sont valables 90 jours et se renouvellent de façon automatisée. Elle précise que des intermédiaires, comme les hébergeurs, peuvent facturer des frais modestes pour leur propre administration.
Concrètement, c’est presque toujours l’hébergeur qui l’installe, souvent en un clic dans son interface. Demandez-lui trois choses : le certificat est-il inclus, se renouvelle-t-il tout seul, et qui est prévenu en cas d’échec ? Un certificat expiré affiche une page d’erreur plein écran à vos visiteurs, bien pire qu’un site sans HTTPS.
Le type de certificat le plus courant, dit « de domaine », suffit à un site vitrine. Les certificats « d’organisation » ou « étendus », plus chers, ne sont pas nécessaires pour fonctionner.
La difficulté n’est pas le certificat, mais de ne rien casser en changeant l’adresse de chaque page : http://monsite.fr/page devient https://monsite.fr/page. Pour Google, ce sont deux adresses différentes. Le guide de référence cité plus haut recommande l’ordre suivant :
http:// en dur.Si vous refaites votre site, profitez-en : une refonte est le bon moment pour traiter HTTPS et les redirections d’un seul tenant.
Après la bascule, une page peut se charger en HTTPS tout en appelant une image, un script ou une feuille de style en HTTP. On parle de contenu mixte. Selon la documentation de MDN, les navigateurs remettent automatiquement en HTTPS les images, vidéos et fichiers audio, mais bloquent les scripts, feuilles de style, cadres, polices et autres ressources non sécurisées. Résultat possible : une page qui s’affiche de travers, un menu ou un formulaire qui ne fonctionne plus.
La parade est simple à énoncer : tout ce que charge votre site doit passer en HTTPS, y compris ce qui vient d’autres sites (cartes, polices, vidéos). Parcourez vos pages principales avec la console de votre navigateur : les ressources bloquées y sont signalées.
Une fois HTTPS stable, l’en-tête HSTS demande aux navigateurs de n’ouvrir votre site qu’en HTTPS, sans même passer par la redirection. Mais la page de référence de Google le range en toute fin de migration, avec une mise en garde : un visiteur qui connaît votre site comme « HSTS » n’a plus aucun moyen de passer outre une erreur de certificat. À n’activer que si le renouvellement du certificat est fiable, en commençant par une durée courte.
http:// : vous devez arriver sur la version https:// de la même page, pas sur l’accueil.La CNIL demande de sécuriser les échanges par TLS sur tous les sites web et de le rendre obligatoire dès qu’une page affiche ou transmet des données personnelles, ce qui est le cas d’un formulaire de contact. En pratique, c’est un minimum.
Let’s Encrypt délivre uniquement des certificats de validation de domaine, qui suffisent à un site vitrine ; les certificats d’organisation relèvent d’autres autorités.
Pas si chaque adresse HTTP est redirigée en 301 vers son équivalent HTTPS et que les canoniques et le sitemap sont à jour. Des variations temporaires restent possibles le temps que Google traite les nouvelles adresses.
Le plus souvent l’hébergeur. Vérifiez à la souscription si le certificat est inclus et renouvelé automatiquement.